Jacques,… Jacques Offenbach est vivant !?

Publié le par Robert

Le musicologue et animateur de télé et à Radio Classique Alain DUAULT s’est essayé à nous narrer en 2013 des rencontres « imaginaires » avec des grands compositeurs des siècles passé.

 

Voici quelques extraits de cette « rencontre » avec Jacques OFFENBACH.

 

L’échange est daté du 12 Septembre 1873, alors que J. Offenbach est entrain de faire répéter LA VIE PARISIENNE.

 

Alain DUAULT : Quelle est votre définition de l’opérette ?

Jacques OFFENBACH : le plaisir ,Monsieur !! Il faut qu’on éprouve du plaisir avec la musique ! A la folie !

A.D. :serait-ce une question de tempérament ?

J.O. :  Oui bien sûr ! pour donner son énergie à la musique, il faut s’y jeter complétement pour entrainer le public avec soi ! L'opérette c’est un feu ! un tourbillon,c’est une course,un rythme Monsieur ! qui emporte tout sur son passage ! une folie !

A.D. :On parle beaucoup de militaires dans vos pièces !

J.O. :Oui ,c’est vraimais il n’y a pas que cela, il y a de l’amour ! Savez-vous bien ce qu’est l’amour ?j’ai écrit un air dans cette « vie parisienne » : l’amour est une échelle immense ! oui,c’est tout à fait çà,j’aime l’amour Monsieur ! c’est le nerf de toute existence !

A.D. :Vous n’avez jamais eu envie d’écrire un opéra, un ouvrage sérieux ?

J.O. : Mais c’est très sérieux le rire ! et sachez que j’ai composé récemment un opéra romantique ;LES  FEES DU RHIN ,que j’ai donné à Vienne devant l’empereur François Joseph, mais j’ai bien senti que ce n’était pas un succès ; trop long peut-être, mais il y avait une jolie barcarolle, je m’en resservirai à l’occasion. J’aimerais composer un nouvel opéra romantique à partir de deux ou trois contes d’un grand poète allemand :HOFFMANN ,mais pour le moment, je me consacre à mon nouveau théâtre : la GAITE :une grande scène où je vais remonter mon ORPHEE AUX ENFERS avec une féerie ! je ne vous dit que çà ! et après ,je ferai de même avec ma chère PERICHOLE à laquelle je voudrais ajouter un acte .

EH bien, il y a du sérieux dans cette PERICHOLE, bien sûr il y a le Général BOUM qui est là pour faire rire, mais il y a de la tendresse dans la lettre qu’elle écrit à son PIQUILLO, On ne l’entend pas toujours la tendresse !

A.D. : Comment avez vous vécu la fin de l’Empire ?

J.O. : Ce fut un moment difficile,surtout pour moi  qui suis né sur les bords du Rhin, alors que je suis français de cœur !,j’ai envoyé ma famille en Espagne et moi je me suis enfermé dans ma maison d’Etretat……

(puis il reprend ses conseils à ses chanteurs……)

A.D. : Je vous laisse répéter Monsieur Offenbach

J.O. : Alors, bon vent !

Aline D

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